En pleine crise sanitaire, une opération de maintenance bien orchestrée

Une opération de dépannage sur un process de tri est toujours un sujet complexe, sur lequel les équipes d’Ar-Val se montrent chaque fois disponibles et réactives. Dans le contexte actuel de crise sanitaire, de nouvelles contraintes s’ajoutent à ce type d’intervention. Mais lorsqu’un client contacte les services d’Ar-Val, les équipes savent se mobiliser, quand bien même il s’agit de se déplacer en Belgique. C’est ce qui s’est produit avec le centre de tri VALTRIS implanté dans la province de Namur et spécialisé au tri des PMC (bouteilles et flacons plastique, emballages métalliques et cartons à boissons) issus de la collecte sélective. 

Chronologie d’une opération commando rondement menée, avec Maxime Tilmont, chargé d’affaires service client chez Ar-Val.

Dans quel contexte le centre de tri VALTRIS vous a-t-il contacté ?

Maxime Tilmont : «  le centre de tri  VALTRIS est un client historique d’Ar-Val. Dans la nuit du 14 au 15 avril, une panne est survenue sur un crible balistique destiné à faire une séparation morphologique (corps creux et les corps plats). L’usine nous a contactés le 15 au matin et nous nous sommes immédiatement concentrés sur la recherche des causes de la panne : un diagnostic a été réalisé à distance en relation avec le chef de cabine en charge de la gestion de la ligne, le directeur et les équipes de maintenance sur place. »

Quel plan d’action avez-vous activé pour réaliser ce dépannage ?

M.T. : « Afin de limiter la perte de production chez notre client, nous avons mis en place une véritable opération commando : pour être rapidement opérationnels, nous disposons des pièces de remplacement dans notre atelier de Saint-Avé (56) ; il nous a fallu les pré-assembler sur place, avant de les acheminer vers la Belgique par transport exceptionnel (un camion complet). Ce, dès le lendemain de l’appel. Du vendredi au lundi, une équipe de trois collaborateurs d’Ar-Val a pu procéder au remplacement des vilebrequins, puis à leur réglage sur un banc de montage que nous avons aussi acheminé chez notre client. La production du centre de tri a pu redémarrer dès le mardi matin. »

Quel a été l’impact du contexte de crise sanitaire sur l’organisation de cette opération de maintenance ?

M.T. : « Tout d’abord, il nous a fallu mobiliser des collaborateurs d’Ar-Val alors en chômage partiel, et volontaires pour venir préparer les pièces dans nos ateliers. En parallèle, nous avons constitué une équipe pour intervenir dès le vendredi afin de réduire au maximum le temps de perte de production du client. Nous disposions heureusement des équipements nécessaires à la protection de nos collaborateurs (masques, gant, gel hydro-alcoolique).

Sur place, la difficulté était de respecter les gestes barrières dans le cadre d’une opération de maintenance nécessitant de la manutention dans un espace restreint et sale. Toutefois, l’opération s’est déroulée avec succès »

COVID-19 et tri sélectif : Ar-Val confiné, vous accompagne dans vos projets

La crise sanitaire sans précédent que nous traversons impacte à différents niveaux les activités de tri et de recyclage. Si la collecte des ordures ménagères résiduelles (OMr) est maintenue sur tout le territoire, la collecte des recyclables quant à elle n’est que partiellement maintenue. Selon CITEO (Source : Note impact COVID 19 sur les collectes sélectives en France – Citeo  09 avril 2020) , sur un parc de 177 centres de tri des recyclables en France, seuls 112 (63%) ont maintenu leur activité, même si 27 d’entre eux ont toutefois une activité réduite par rapport au fonctionnement habituel.

Dans ce contexte, Ar-Val connaît une activité à deux vitesses, avec un bureau d’études confiné mais opérationnel à 100 % et des chantiers de construction de process conséquemment ralentis voire arrêtés.

À l’écoute de vos projets de conception et de rénovation de centres de tri

Bien sûr confinées car respectueuses des bonnes pratiques pour lutter contre la propagation du covid-19, les équipes du bureau d’études Ar-Val demeurent opérationnelles. À l’écoute de vos projets pour la conception ou la rénovation de votre centre de tri, nous restons mobilisés pour développer les solutions qui vous feront gagner en performance dans le traitement des déchets ménagers et industriels.

Vous êtes maître d’œuvre et vous aviez un projet en cours avec nos services ? Le bureau d’études Ar-Val est mobilisé pour faire avancer votre dossier. Collectivités ou acteurs privés, vous avez un projet de création ou d’optimisation d’un centre de tri ? Nos experts sont à votre écoute pour étudier avec vous, dès maintenant, les solutions de tri, recyclage et valorisation qui répondront à vos attentes.

La fabrication des équipements pour les process de tri continue

Comme de nombreux chantiers dans le bâtiment et les travaux publics, la construction de process de tri sur le terrain connaît un ralentissement. Et dans certains cas, les travaux liés à la construction de centres de tri se trouvent à l’arrêt. Néanmoins, la fabrication des équipements conçus par Ar-Val et dédiés aux process de tri continue, dans le respect des consignes et gestes barrières permettant à chacun de se protéger et de protéger les autres contre la propagation du coronavirus.

C’est ainsi que dès que les conditions le permettront de nouveau, les équipes Ar-Val seront plus que jamais prêtes, humainement comme matériellement, à redémarrer les chantiers.

Solidaire des salariés qui, compte tenu de la crise sanitaire ne peuvent exercer leur activité, la société Ar-Val tient à remercier la mobilisation de ceux dont les postes permettent de maintenir une organisation garante de la qualité de service que nous devons à nos clients.

Municipales 2020 : quelle place pour le traitement des déchets dans les programmes électoraux ?

En mars prochain se tiendront les élections municipales. Occasion pour les candidats d’exprimer leurs choix politiques en général et vis-à-vis de la gestion des déchets. Si de nouvelles règles de tri des déchets (simplification et harmonisation des consignes de tri, extension des consignes de tri à tous les emballages plastiques…) sont déjà entrées en vigueur dans de nombreuses collectivités locales, gageons que le sujet sera aussi l’un des enjeux des programmes électoraux des Municipales 2020 !

Le traitement des déchets : une responsabilité des collectivités locales

Faut-il le rappeler, “le service public de gestion des déchets trouve son origine dans le pouvoir de police que détient le maire et qui a pour objet d’assurer le bon ordre, la sûreté et la salubrité publique.” (source : collectivites-locales.gouv.fr). La compétence de gestion des déchets ménagers et assimilés (traitement, tri, stockage des déchets ultimes…) est néanmoins souvent transférée tout ou partie à un EPCI (établissement public de coopération intercommunale) ou à un syndicat mixte. Leur rôle est alors d’appliquer la politique convenue en matière de traitement des ordures ménagères et des déchets issus de la collecte sélective.

L’élu, acteur et moteur du changement

“En charge de la gestion des déchets sur leur territoire de compétence, engagées bien souvent dans des programmes de prévention et soucieuses de développer l’emploi dans l’« économie verte », les collectivités locales peuvent être force d’initiative dans une démarche territoriale et fortement partenariale.” (source “L’élu et les déchets” – L’essentiel de ce que les collectivités territoriales doivent savoir – AMORCE/ADEME). C’est ainsi que confrontés aux enjeux réglementaires, économiques et environnementaux que représente la gestion des déchets, les élus sont contraints de s’impliquer fortement dans une politique globale de collecte et de traitement des déchets. Ces initiatives peuvent alors s’étendre des opérations de prévention à la proposition de solutions techniques alternatives à l’incinération et au stockage.

Faire progresser le tri des déchets : un enjeu technique et humain

Des engagements des candidats et élus dépendent donc les évolutions des infrastructures dédiées au tri des déchets. En effet, pas de nouvelles consignes de tri sans équipements adaptés. Aussi, les travaux à réaliser dans les centres de tri doivent contribuer à atteindre les objectifs de tri.

Pour cela, la mise en œuvre de nouveaux équipements plus fiables et automatisés est une façon de favoriser la performance des process de tri, tant en volume traité que dans leur finesse dans la discrimination des matières entrantes. Outre cet aspect technique, les travaux réalisés dans les centres de tri doivent être l’occasion d’intégrer la question des conditions de vie au travail des opérateurs : ergonomie des postes de travail pour lutter contre les TMS (troubles musculo-squelettiques), insonorisation des équipements, surpression des cabines de tri pour éviter les odeurs et les poussières…

Élus et candidats aux Municipales 2020, s’il ne nous appartient pas de vous orienter dans la définition de votre politique en matière de tri et de traitement des déchets, vous pouvez néanmoins compter sur les services d’Ar-Val pour vous accompagner dans la définition des meilleures solutions techniques pour la mettre en œuvre !

 

Sécurité incendie dans les centres de tri: Journée d’information et d’échanges

          

Le 4 février dernier s’est tenue à l’Écopôle VESTA de Grand-Quevilly (76) une réunion sur le thème de la sécurité incendie dans les centres de tri. À l’initiative d’Ar-Val, cette journée d’information et d’échanges a réuni environ 50 représentants de collectivités de la France entière qui gèrent des centres de tri et traitement des déchets. 

Objectif : alerter sur les risques encourus en matière d’incendie dans les centres de tri et proposer des mesures à prendre en compte pendant les phases de conception et d’exploitation.

La sécurité incendie dans les centres de tri : un sujet pas toujours traité à la hauteur de l’enjeu!

L’évolution et la modernisation des process rend les centres de tri des déchets de plus en plus complexes. Les capacités de traitement sont de plus en plus importantes intégrant une diversité de flux à traiter toujours plus large. Le risque incendie n’est pas toujours suffisamment traité lors de la conception et la construction des installations. De plus l’organisation du travail n’est pas toujours adaptée, ni même la formation du personnel pour y faire face.

Aussi, les risques d’incendies s’y accroissent, et on dénombre des départs de feu quasi journalier dans les centres de tri sur le plan national. C’est alors bien souvent seulement qu’interviennent les experts en matière de sécurité incendie. Partant de ce constat, Ar-Val a souhaité alerter les collectivités sur le thème de la sécurité incendie à l’occasion d’une réunion d’information et d’échanges.

Première du genre sur le plan national : une journée entièrement dédiée à la sécurité incendie dans les centres de tri!

Alors qu’aucun autre acteur n’y a jamais consacré une journée complète, Ar-Val a pris l’initiative de cette rencontre dédiée à la sécurité incendie dans les usines de traitement des déchets.

L’intervention d’un expert en assurances chez GENERALI, du SDIS 76, d’experts de la FNADE (Fédération nationale des Activités de la Dépollution et de l’Environnement), et d’un bureau d’études spécialisé en sécurité incendie (Cyrus Industrie), a permis aux collectivités participantes de mesurer les enjeux du risque incendie dans les centres de tri : un risque non seulement économique, mais aussi écologique et social, mettant en péril en quelques heures des projets coûteux qui ont parfois mis plusieurs années à voir le jour !

Sécurité incendie dans les centres de tri : l’exemple du Smédar de Rouen (76)!

La seconde partie de la journée était consacrée à l’illustration par l’exemple du Smédar de Rouen, qui a investi près d’un million d’euros dans la sécurisation incendie de ses installations. La présentation de ces travaux de défense incendie a été suivie d’une visite du centre de tri du Smédar.

Par cette journée et ce cas pratique, Ar-Val a souhaité alerter les maîtres d’ouvrage collectivités, sur la nécessité de prendre en compte les risques incendie dès la genèse des projets : un sujet traité par les experts, mais auquel les ensembliers doivent être associés, quand on sait les risques encourus alors que ce poste représente 3 à 5% environ du coût total d’un projet.

Quelles résolutions pour le tri des déchets en 2020 ?

Avec le passage à la nouvelle année, vient le temps des échanges de vœux et des bonnes résolutions. Parfois difficiles à tenir, les résolutions sont pourtant l’occasion de changer de cap et d’adopter un comportement plus responsable, qui peut se manifester aussi en termes de tri des déchets. À l’orée de cette nouvelle décennie, les municipalités, collectivités, entreprises, associations et particuliers s’engagent et mettent en place de bonnes pratiques en matière tri des déchets en 2020.

Une sensibilisation au tri des déchets à l’initiative des collectivités

Chaque nouvelle année est l’occasion de découvrir de nouvelles initiatives portées par des collectivités soucieuses de voir progresser le tri des déchets sur leurs territoires. À l’instar de la communauté de communes du Pays Solesmois, dans le Nord-Pas-de-Calais, qui a engagé une « brigade jaune » dont le but est de sensibiliser les habitants de l’agglomération au tri des déchets. Pour pallier la diminution des collectes en matière de déchets recyclables et, dans le même temps, la hausse des « refus de tri » au sein des centres de tri de l’intercommunalité, l’équipe sillonne le territoire et sensibilise les usagers à la bonne gestion de leurs déchets domestiques.

(source : La Voix du Nord : https://www.lavoixdunord.fr/691271/article/2020-01-09/une-brigade-jaune-dans-le-solesmois-pour-ameliorer-la-qualite-du-tri-des-dechets?&pooolrelease)

Du projet de loi aux initiatives pour lutter contre les dépôts sauvages

Alors qu’un projet de loi pour lutter contre les dépôts sauvages est actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, certaines municipalités misent sur la prévention pour remédier à ce fléau. Pour lutter contre ces incivilités potentiellement à l’origine de problèmes de santé publique, il s’agit d’inciter les acteurs concernés à acheminer les déchets vers des centres de tri appropriés. Outre les sanctions mise en place par les collectivités sur qui pèse le coût de gestion de ces déchets sauvages, on assiste à une prise de conscience de certains filières : la FFB95 met ainsi en place des opérations de sensibilisation sur les bons gestes en matière de tri et de dépôt des déchets en déchetterie, et demande elle-même plus de contrôle. (source : Le Parisien : http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/depots-sauvages-dans-le-val-d-oise-l-etat-passe-a-la-vitesse-superieure-27-12-2019-8225262.php).

Des investissements pour moderniser les centres de tri

Les extensions de consignes de tri supposent des centres de tri des déchets toujours plus performants. C’est ainsi que les opérateurs publics en charge du traitement et de la valorisation des déchets sont amenés à réaliser des investissements qui leur permettent d’adapter leurs installations, voire d’augmenter leur capacité globale. Le Syctom (Agence métropolitaine de gestion des déchets de l’Île-de-France) dispose ainsi d’un parc de centre de tri important. À ses côtés depuis de nombreuses années pour faire évoluer les équipements de ses usines (comme le site de Romainville en 2015 dont la modernisation a contribué à augmenter la capacité de traitement tout en s’adaptant aux nouvelles consignes de tri), la construction et mise en service du centre de tri de Paris XVII en 2019 (Paris XVII est le second centre de tri de collecte sélective dans Paris intramuros), Ar-Val réalisera en 2020 les travaux du centre de tri de Nanterre (Hauts-de-Seine). (source, Les Échos : https://www.lesechos.fr/pme-regions/ile-de-france/le-centre-de-tri-des-dechets-de-paris-xv-devient-plus-performant-1147148)

Emballages papier, cartons d’emballage… Quel tri pour les déchets générés pendant les fêtes de fin d’année ?

Emballages papier, cartons d’emballage… Quel tri pour les déchets générés pendant les fêtes de fin d’année ?

« De l’extérieur c’est déjà magnifique ! » Sans l’existence du papier cadeau, cette réplique de Pierre Mortez à Thérèse (le Père Noël est une ordure – Jean-Marie Poiré – 1982) n’aurait probablement jamais été prononcée… Par leurs couleurs chatoyantes et les surprises qu’ils ménagent, les papiers cadeaux et autres emballages contribuent largement à la magie de Noël. Mais que faire de tous ces emballages une fois la fête terminée ? D’autant qu’avec la progression du e-commerce, s’ajoutent aux papiers cadeaux quantité de cartons d’emballages qui servent à acheminer les colis. 

Pour un Noël responsable, faisons un point sur la gestion des déchets générés par les fêtes de fin d’année.

Quelques chiffres sur la production de déchets d’emballage au moment des fêtes

À raison de 7 g de papier cadeau par cadeau en moyenne (source franceterre.com), le papier d’emballage représente en France quelque 20 000 tonnes de papier cadeau par an. Par ailleurs, environ 80 % des colis expédiés via le e-commerce sont en carton. Dans des formats de surcroît souvent surdimensionnés (car issus de cartons standardisés) au regard du produit qu’ils enferment… “Mis bout à bout, les cartons envoyés à la période de Noël couvriraient la distance entre Paris et Québec” expliquait Romain Voog, dirigeant d’Amazon France en 2015. Avec une progression des volumes de carton destinés à l’e-commerce de 10% par an selon Copacel (Union française des Industries de Cartons, Papiers et Celluloses), on devrait d’ici peu atteindre les faubourgs de Vancouver…

Du papier cadeau recyclé au choix d’un papier cadeau recyclable

Les chiffres cités ci-dessus s’inscrivent frontalement à l’encontre des politiques de réduction des déchets. Pour autant, et compte tenu de leur faible durée de vie (quelques minutes sous le sapin), il peut être sage de s’interroger sur la qualité des papiers cadeaux qu’on utilise. Et privilégier l’achat de papier cadeau recyclé, issu de forêts gérées durablement. La fabrication de papier cadeau recyclé nécessite 20 fois moins d’arbres, 100 fois moins d’eau et 3 fois moins d’énergie que le papier non recyclé (source WWF). Et pour être certain de ne pas se tromper, le papier kraft fait très bien l’affaire. Résultat vintage et touche nature garantis !

Et si vous tenez aux couleurs et motifs sans lesquels Noël ne serait pas Noël, optez au moins pour un papier cadeau recyclable : bon à savoir, les filières de recyclage n’acceptent pas les matières complexes, multicouches ou mélangées. Dès lors, sachez que tout papier cadeau doré, brillant ou encore pailleté n’est probablement pas recyclable…

Après la fête : ranger c’est bien, trier c’est mieux !

Après le grand déballage, vient le temps du rangement. Et si la majorité des papiers cadeaux ne sont pas recyclables (pour les raisons citées plus haut), il s’agit de trier ce qui peut l’être ! En respectant naturellement les consignes de tri (qui peuvent varier selon les communes). Ainsi seront acceptés le plus souvent dans les centres de tri de collecte sélective les emballages en carton (boites de chocolats, boites de parfums, emballages de jouets…), les papiers cadeaux non filmés (ceux qui se déchirent facilement, signe qu’ils ne contiennent pas de plastique), les enveloppes en papier, les cartes de vœux… Quant aux papier-bulles, polystyrènes et films plastiques destinés au calage ou au premier emballage de certains produits, ils rejoindront, comme la vaisselle jetable, les ordures ménagères (sauf si votre commune est concernée par l’extension des consignes de tri).

Plus tard, pensez à ramener votre sapin à la déchetterie la plus proche de votre domicile ; il sera valorisé et reviendra à la nature.

Bonnes fêtes de fin d’année !

Préparation des combustibles solides de récupération (CSR) : AR-VAL livre son retour d’expérience

Le 14 novembre dernier, AR-VAL participait à un groupe d’échange concernant la préparation et la valorisation des Combustibles Solides de Récupération (CSR), organisé par l’association Amorce

À cette occasion, AR-VAL a pu apporter sa compétence spécifique en matière de préparation des combustibles solides de récupération. Compétence illustrée par un retour d’expérience détaillé sur l’unité de préparation CSR de l’Écopôle du Grand Narbonne/SUEZ, avec un focus particulier sur les techniques de production d’un CSR de qualité.

La préparation des combustibles solides de récupération : un enjeu de valorisation énergétique

L’objectif de la production de CSR est de valoriser les déchets non dangereux solides à fort pouvoir calorifique, qui peuvent difficilement rentrer dans une logique de recyclage ou de valorisation matière. Il s’agit notamment des déchets issus des refus de tri en centres de tri, qu’ils proviennent des activités économiques, de la collecte sélective des emballages ou des encombrants de déchetteries.

De la provenance des déchets, la qualité des CSR n’est pas la même. La performance de leur valorisation dépend de leur potentiel énergétique dont l’unité de mesure est le Pouvoir Calorifique Inférieur (PCI). De même, la qualité des CSR dépend de granulométrie et de leur teneur en humidité et polluants, qui doivent entrer en conformité avec les exigences réglementaires et des filières de reprise, principalement les cimenteries.

Le centre de tri de l’Écopôle de Lambert (11), exemplaire dans la production des CSR de haute qualité

Conçu et réalisé par AR-VAL, le centre de tri et valorisation de l’Écopôle de Lambert (Suez RV) a été inauguré au printemps 2018.

Adaptée au tri des Encombrants Ménagers (EM), des Déchets d’Activités Economique (DAE), et des Déchets d’Éléments d’Ameublement (DEA), sa capacité de traitement est de 60 000 t de déchets par an et un débit d’environ 135 m3/h.

Centre de tri haute performance (CTHP), il assure une bonne gestion du procédé de granulation et est doté des dernières technologies en matière de tri des déchets : la ligne de tri de dernière génération, entièrement connectée, dispose des équipements exclusifs Ar-Val Prod®, Ar-Val GMAO®, Ar-Val Remote® et Ar-Val Prod Mobile®.

Villes et Territoires durables horizon 2030 : intégrer la gestion des déchets

Villes et Territoires durables horizon 2030 : intégrer la gestion des déchets

Le salon des maires et des collectivités locales (SMCL) se tiendra à Paris (Porte de Versailles) du 19 au 21 novembre. Il réunira tous les grands acteurs de la commande publique (maires, adjoints, conseillers, directeurs généraux des services, directeurs des services techniques, fonctionnaires territoriaux …) autour des problématiques qu’ils rencontrent au quotidien dans l’exercice de leurs missions. Placé sous le titre de “Villes et Territoires durables horizon 2030”, le salon des maires ne pourra, cette année encore faire l’impasse sur la gestion des déchets. 

À l’occasion de cet événement, Ar-Val rappelle aux élus sa présence à leurs côtés pour cette mission qui relève de leur compétence.

La gestion des déchets ménagers : A l’origine une compétence des communes, et pourtant…

Si la gestion des déchets ménagers et assimilés est confiée aux communes, tout ou partie de la compétence est souvent transférée à un établissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI)  ou à un syndicat mixte. D’après le ministère chargé de l’écologie, “95 % de la population française vivrait ainsi dans une commune ayant transféré tout ou partie de sa compétence déchets (traitement et éventuellement collecte) à une structure intercommunale et 86 % de la population appartient à un EPCI ayant une compétence collecte (ordures ménagères résiduelles et collecte sélective).” (Source collectivites-locale.gouv.fr).

Ar-Val : un savoir-faire reconnu dans le traitement de plusieurs types de déchets

Le nouveau titre du salon des maires “Villes et Territoires durables horizon 2030” est une invitation à l’innovation adressée aux élus pour imaginer des solutions d’avenir au service de la transformation des villes durables et de la qualité de vie. Dans ce cadre, et pour relever les défis de la transition écologique, la gestion et la valorisation des déchets ne peut être occultée.

Fort de près de 20 ans d’expérience dans l’accompagnement des collectivités locales, Ar-Val s’appuie sur son savoir-faire et ses compétence d’ensemblier de centres de tri et de traitement des déchets pour vous accompagner dans vos projets : conception et réalisation d’une usine de tri, optimisation d’installations existantes dans le cadre d’extension des consignes de tri par exemple, anticipation et intégration des nouvelles contraintes réglementaires… Ce, pour de nombreux types de déchets non dangereux : collecte sélective, ordures ménagères, déchets industriels banals (DIB), DEEE (déchets des Équipements Électriques et Électroniques)…

Une méthanisation plus efficace grâce au procédé BAL HYBRID

Ar-val dispose de plusieurs technologies  de méthanisation. Parmi celles-ci, le procédé de méthanisation BAL HYBRID, qui propose un système modulaire et évolutif pour la production de biogaz à partir de déchets organiques et autres biomasses. Comme son nom l’indique, Le Procédé BAL HYBRID rassemble le meilleure de la fermentation par voie sèche et humide. Acteur de référence dans l’installation de process de méthanisation, Ar-VAL dispose pour le procédé BAL HYBRID de l’exclusivité Europe. 

Un procédé de méthanisation dont l’efficacité est éprouvée

Le procédé de méthanisation BAL HYBRID repose sur la fermentation en lots de produits solides, contrôlée par percolation : la fermentation est réalisée en tunnels et dans un digesteur liquide. Cette technologie, développée depuis 2007,  a fait ses preuves en Allemagne puis en France.

Une production de biométhane

Le biogaz peut être valorisé par cogénération mais, contrairement aux idées reçues, sa qualité permet également une épuration afin de produire du biométhane. Le biométhane pourra être injecté au réseau de distribution de gaz naturel ou utilisé comme  bioGNV.

Une méthanisation au meilleur rapport rendement/compétitivité 

Les avantages de ce procédé de méthanisation sont nombreux : son fonctionnement est reconnu comme particulièrement simple et stable. Il génère par ailleurs un biogaz de qualité présentant un excellent bilan hydrique et offre la possibilité de produire un compost normalisé. Robuste et évolutif, le procédé de méthanisation BAL HYBRID produit un rendement élevé et dont les coûts d’investissement et d’exploitation sont très compétitifs.

Il accepte enfin une très large palette de produits entrants : biodéchets issus de la collecte en porte-à-porte, fraction fermentescible des ordures ménagères, déchets verts, sous-produits de l’industrie agro-alimentaire et produits agricoles (fumier, paille, sous-produits, cultures énergétiques).

L’unité de méthanisation de Brametot : une première signée Ar-Val

La première application française du procédé BAL HYBRID a été mis en œuvre par Ar-Val dans l’usine de tri-méthanisation de biodéchets de Brametot, en Seine-Maritime. Voulue par le Syndicat Mixte de Traitement et de Valorisation des Déchets du Pays de Caux (SMITVAD), l’usine de méthanisation de Brametot a été mise en service en juin 2014 et réceptionnée en juillet 2015. Elle produit quelque 12 000 t/an d’un fertilisant organique de qualité ainsi que du biogaz dédié à la production annuelle de 3000 MWh d’électricité. Pour cela, le procédé de méthanisation (en voie sèche discontinue) combine 4 digesteurs horizontaux en béton de 600 m3. Ce procédé de méthanisation simple a bénéficié de coûts d’installation modérés, et offre aujourd’hui un excellent rendement du fait de ses faibles coûts de fonctionnement.

À propos de la méthanisation

La méthanisation est un procédé de traitement des matières organiques basé sur leur dégradation par des micro-organismes. Réalisée en conditions contrôlées et en l’absence d’oxygène, la méthanisation est aussi appelée digestion anaérobie. Il s’agit ni plus ni moins d’un processus naturel biologique de dégradation des matières organiques mis en œuvre de façon industrialisée afin d’en accélérer le résultat. En résulte une valorisation énergétique sous forme de biogaz. La décomposition des matières organiques étant incomplète, la méthanisation produit également un produit comparable au compost appelé le “digestat”.

Reconstruction du centre de tri de collecte sélective de Bourges

Le centre de tri de collecte sélective Veolia des Quatre-Vents à Bourges a subi un important incendie au printemps 2018 : le bâtiment en ossature métallique de 3600 m2 et de 12 mètres de haut qui abritait le centre de tri de la collecte sélective a été totalement anéanti. Y étaient séparés les différentes catégories de matière (papier, plastique, acier, aluminium) avant d’être expédiées dans les filières de recyclage dédiées.

Suite à ce sinistre amputant de leur outil de travail les salariés, Veolia a souhaité reconstruire le site afin de maintenir l’activité industrielle et les emplois. Après consultation des entreprises, la reconstruction du process de tri a été confiée à Ar-Val.

Le chantier est l’occasion d’intégrer des optimisations au process de tri de la collecte sélective pour maximiser la valorisation matières, tout en conservant les grandes fonctions du process initial et un niveau de mécanisation adapté. Par ailleurs, une des demandes fortes de Veolia était de favoriser les conditions d’accessibilité aux équipements afin de faciliter les interventions des agents de maintenance. De façon plus générale, il s’agit d’améliorer aussi les conditions de travail des opérateurs : recherche d’ergonomie sur les postes de travail afin de lutter contre les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS), dans le respect des recommandations de la norme française NF X35-702 qui présente le principes ergonomiques pour la conception des cabines de tri manuel des déchets recyclables secs ménagers et assimilés issus des collectes sélectives.

Les études sont bien avancées et la préparation du chantier est prévue début novembre pour une mise en service du centre de tri en janvier 2020.